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Rap
Rappeuses en liberté
jeudi 19 février de 20h à 23h
Trois trajectoires, trois univers, une même scène. Les lauréat.es de Rappeuses en liberté montent à Communale pour une soirée placée sous le signe de la transmission, de l’émancipation et de la puissance créative.
Kerysha (elle), originaire de Noisy-le-Sec, se fait d’abord remarquer au sein du groupe Queen Savage avant de tracer sa route en solo. Son rap, traversé par le kompa, la gouyad et le zouk, revendique une identité afro-caribéenne forte et singulière. Une musique qui fait dialoguer héritages et présent, sans jamais lisser ses aspérités.
Ly (il), 20 ans, découvre le rap par le biais d’un concours d’éloquence. Très vite, ses freestyles diffusés sur les réseaux imposent une voix à part, introspective et sensible. En mars 2025, il sort FA7, un premier projet où le rap se mêle à la poésie et à l’intime.
Neissy (elle), d’origine algérienne, façonne un univers où les musiques orientales rencontrent la culture urbaine contemporaine. Son style, qu’elle définit comme de l’« oriental drip », brouille les frontières et affirme une esthétique personnelle, aussi visuelle que musicale.
En ouverture de soirée, Minimal Vie (elle) pose le décor. Née à Youpougon, en Côte d’Ivoire, arrivée en France à l’âge de deux ans, elle grandit à Dijon où elle commence la musique. Autrice, rappeuse et chanteuse, Minimal fusionne rap, R’n’B, chanson à texte et pop pour inventer son propre territoire sonore : le blues digital. Une mélancolie contemporaine où la blessure devient lumière. Influencée aussi bien par Brel, Lavilliers et Stromae que par Kaaris, Le Juiice ou Yseult, elle transforme chaque morceau en récit intime, livré avec une sincérité désarmante.
Rappeuses en liberté, lancé en 2021, est un dispositif porté par une vingtaine de partenaires pour favoriser la professionnalisation de rappeur.euses encore trop peu visibles dans les médias, sur les scènes et les plateformes de streaming. Chaque année, le programme permet à des artistes de se former, d’enregistrer, de clipper, de jouer en concert et de développer leur réseau. Trois lauréat.es bénéficient en plus d’un accompagnement personnalisé pendant un an. Le dispositif a déjà accompagné des artistes aujourd’hui lancées en carrière comme Eesah Yasuke, Brö, Juste Shani, Ossem, Almä Mango, 2L, entre autres.
Le 15 octobre, au MaMA, Rappeuses en liberté dévoilera les lauréates de sa cinquième édition.
Une soirée pour écouter, découvrir et soutenir celles et ceux qui écrivent le rap de maintenant.
Plus d'infos sur le programme :
Lancé en 2021, Rappeuses en liberté est un dispositif porté par une vingtaine de partenaires pour favoriser la professionnalisation de rappeur.euses, toujours trop absent.es des médias, des scènes et des streams. L’objectif de cette initiative ? Permettre chaque année à des rappeur.euses de bénéficier des expertises pour se former, enregistrer, clipper, jouer en concert, networker, et pour trois lauréat.es de bénéficier d’un accompagnement poussé et personnalisé pendant un an. Le dispositif a déjà fait ses preuves, en accompagnant des artistes aujourd’hui lancées en carrière comme Eesah Yasuke, Brö, Juste Shani, Ossem, Almä Mango, 2L et bien d’autres. Le 15 octobre au MaMA, Rappeuses en liberté dévoilera les lauréates de la cinquième édition.
Un accompagnement sans fard, sans détour
Pendant près d’un an, les finalistes vont plonger dans un véritable parcours initiatique. Des heures de studio pour polir les mots et la musique, des tournages de clips pour donner un visage aux textes, des répétitions de live où l’on apprend à tenir une scène comme on tient un ring. À cela s’ajoutent des séances de média training, parce qu’un·e artiste ne manie pas seulement la rime mais aussi le verbe public, et des rencontres avec celles et ceux qui font le métier, loin des clichés.
Et surtout, l’épreuve du feu : des performances sur des scènes majeures. On parle des Ardentes, du Zénith de Paris ou encore du MaMA Music & Convention, autant de lieux où se construit la mémoire musicale d’aujourd’hui. Et parce qu’une carrière ne se joue pas en une seule saison, les opportunités s’ouvrent aussi dans les années suivantes : en 2024, cela signifiait par exemple un prime time sur Canal+ ou une apparition au Théâtre du Châtelet.
Rappeuses en liberté, ce n’est pas seulement un dispositif. C’est un réseau international, une caisse de résonance pour des voix trop souvent mises en sourdine. C’est une manière de rappeler que le rap, comme la cuisine, se nourrit de diversité et de transmission. Que la scène, comme la table, est plus riche quand elle s’ouvre à toutes et à tous.
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